- BRASSENS.

Brassens a bercé ma jeunesse naissante.
Il m'a permis de crier "merde" tout haut quand j'entonnais Le pornographe, chanson favorite de la bande de copains à laquelle j'appartenais.
La jeunesse brimée par des parents sévères se libérait tout à coup du joug oppresseur.
Nous avions au village "mauvaise réputation", chantions "L'auvergnat", "J'ai rendez-vous avec vous"...et avions déniché une copie du "Gorille",censurée à l'époque, que nous fredonnions en famille ou chantions à tue-tête entre copains.
Brassens libérait une jeunesse qui exultait et s'exprima en mai 68.